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20/03/2021

Connaissez-vous ce site spécialisé Maintenance?

       C'est avec plaisir que nous faisons sur notre blog un peu de publicité pour un site Internet dédié à la maintenance : https://www.maintenancia.com/

 

La maintenance industrielle, un marché porteur en termes d’emploi...

     Le marché de la maintenance est porteur. Les industriels sont en recherche permanente de profils de techniciens de maintenance et d’ingénieurs, difficiles à trouver. Afin de faciliter la mise en relation, un site dédié au recrutement sur ces métiers propose de réunir au même endroit l’offre et la demande.

     Lancé en septembre 2013 par deux entrepreneurs de la région paloise, MAINTENANCIA (anciennement :  Emploi-MaintenanceIndustrielle) est un site internet de diffusion d’offres d’emploi spécialisé.

     L’idée de lancer cette plateforme internet de mise en relation directe entre industriels et candidats est née d’un constat terrain : « J’ai moi-même souvent été confronté à ce casse-tête lorsque j’étais responsable maintenance chez Rhône Poulenc Rhodia et ensuite à la direction de PME industrielles » explique Miroslav Lukic, co-créateur du site.

Le travail de référencement auprès des moteurs de recherche, de présence à des salons professionnels et étudiants, d’interventions en conférence et de création d’un réseau avec les écoles fait la notoriété et le succès de cette plateforme.

     Des entreprises comme EDF, SNCF, ELIS, Fives utilisent les services de ce jobboard depuis plusieurs années maintenant. Les candidats peuvent aussi consulter les annonces de PME industrielles qui gagnent en visibilité grâce à ce site.

     En recherche d’un nouveau challenge ? Rendez-vous sur Maintenancia.com pour découvrir les dernières offres ou déposer votre CV !

https://www.maintenancia.com/

 

Nous avons la chance et le plaisir de voir notre Club des ingénieurs de maintenance faire partie maintenant des communautés intégrées à cette plateforme Maintenancia. Vous pouvez y regarder une video sur mon interview par Miroslav Lukic au sujet des compétences demandées à un responsable de maintenance :

https://maintenancia.com/page/view-post?id=40

Bonne maintenance

Olivier


 

04/02/2020

Manager ou leader?


      Dans votre Entreprise, êtes-vous un simple manager ou êtes-vous un leader ?
      Le long d'une carrière professionnelle, nous avons tous rencontré différents types de patrons : certains avaient des compétences techniques, d'autres avaient des compétences humaines, d’autres, et c'était formidable, les deux à la fois aussi bien techniques qu’humaines. Certains avaient une forte personnalité, des qualités personnelles, "ils tiraient la charrette et on suivait", d'autres au contraire donnaient l'impression de "suivre le train" ou de "gérer le quotidien", sans vague.
     Faut-il bien définir ce qui fait la différence entre ces deux qualificatifs.

Quelques définitions tout d’abord :

     On peut associer différentes caractéristiques pour définir un manager et un leader :
- le manager gère une seule expertise ; le leader supervise plusieurs métiers
- le manager se contente d'être un bon gestionnaire, il est garant des résultats de son équipe ; sa principale fonction consiste à organiser le travail de tous les collaborateurs de façon à optimiser la production et assurer l’acheminement des biens sur le marché, avec une bonne planification des opérations nécessaire. Il pilote en fixant les objectifs et en contrôlant les résultats. Il anime en menant et mobilisant les hommes.

- le leader est par définition préoccupé par l’intérêt général du groupe, il sera plus un visionnaire.
 Il détecte les problèmes à venir et délègue les tâches opérationnelles (pas débordé par des détails) afin de se focaliser sur les priorités, définir les caps et les objectifs.

- le leader est en général "une personnalité qui jouit d'une grande autorité, qui sécurise ses proches et inspire confiance, sait donner du sens aux actions et créer de la valeur collective. Il possède une aptitude réelle à influencer un groupe et à le transformer". Qu’il soit féminin ou masculin, un vrai leader est avant tout une personne qui rassemble, fédère, entraine, influence et impulse tout en individualisant son accompagnement. On pense aux Grands Hommes et Femmes de notre histoire (intelligence supérieure, forte personnalité, charisme, vision, courage...). Un leader a confiance en lui ; il ne se compare pas ; ses convictions sont profondes ; il a une vision et une passion et sait les faire partager. Un leader aime apprendre ; il aime l’innovation ; il sait dépasser les limites de sa zone de confort.

- le leader sert de modèle et doit se montrer exemplaire, tout en sachant partager sa vision.
- un leader peut ne pas être leader dans toutes les situations. Ce sont quelquefois les situations, l'environnement, être là au bon moment, au bon endroit, qui transforment une personnalité en leader.

- le manager comme le leader doivent avoir une grande expérience, avoir fait un parcours démontrant leur autonomie, leur responsabilité (postes occupés, séjours à l'étranger, expérience dans d'autres entreprises ou d'autres secteurs d'activité, pilotage de projets complexes...)

Alors êtes-vous manager ou leader ? 

     En fait, "nul ne peut s'autoproclamer leader : c'est à l'entourage de juger si un patron possède l'aura nécessaire. On ne peut être leader qu'aux yeux d'autrui"
Nous vous souhaitons d'être ou d'avoir un patron leader. Personnellement j'ai eu la chance d'en avoir, je les ai admirés, ils m'ont beaucoup appris, ils ont été des modèles, des piliers solides pour une entreprise, le boulot avec eux était un vrai plaisir. Si vous jugez votre patron leader, sachez en profiter...
Et n’oublions pas que :
     - On obéit à un manager alors qu’on suit un leader. 
       -  Quel est le secret des meilleurs chefs, ceux qui arrivent à fédérer autour d’eux et à accomplir des merveilles ? C’est qu’ils ont trouvé une combinaison gagnante entre leader et manager.
Bonne maintenance
Olivier

18/07/2019

Savoir collaborer : nouveau critère d'embauche...




      Je vous fais partager un très bon article de Jean Marc Vittori paru dans Les Echos sur l’évolution du travail et une nouvelle compétence qui commence à être demandée dans les embauches.

     « A chaque époque son critère de recrutement. La force physique a longtemps été la priorité pour chasser le bison, fracasser le crâne des ennemis, aller à la mine, serrer les boulons, manipuler la pelle…. Au XX° siècle, les compétences intellectuelles sont passées au premier plan, avec la montée des services puis des technologies de l'information. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. En ce début de XXI° siècle, l'entreprise et le travail changent en profondeur. L'automatisation gagne encore du terrain dans les tâches manuelles et se faufile dans les tâches intellectuelles. Les hiérarchies sont écrasées. L'économie devient « collaborative». Un consultant américain, Dov Seidman, résume parfaitement la révolution : «Nous sommes passés d'une économie industrielle -on embauchait des bras - à une économie de la connaissance -on embauchait des têtes - et maintenant une économie humaine -on embauche des cœurs».

     Embaucher des cœurs ! Certains trouveront l'idée naïve, d'autres la rejetteront en affirmant que nous allons au contraire vers un monde de plus en plus dur où le cœur n'a aucune place. Il faut donc l'étayer avant d'explorer les effets de ce basculement sur l'entreprise et la société, qui seront majeurs.

Dans l'économie de demain, la capacité à coopérer sera centrale.

     Partons donc des propos de Seidman. Pour ce juriste de formation qui a aussi fait des études de philosophie et d'économie, auteur d'un best-seller de management préfacé par Bill Clinton, «il n'y a pas de guerre à venir entre l'homme et la machine. Les machines ont déjà  gagné. Au lieu de rivaliser avec elles ou de vouloir maintenir une suprématie dans des domaines tels que l'analyse quantitative, nous devons les compléter. Seuls les humains ont des qualités comme la capacité à collaborer et à communiquer, ou à faire preuve de courage». Dans l'entreprise d'hier, beaucoup de salariés restaient dans leur coin, à faire un travail souvent répétitif. Au-delà  de la machine à café, ils étaient peu en relation avec leurs collègues, et encore moins avec les clients. Mais le travail répétitif devient largement mécanisé ou numérisé. Les salariés, eux, travaillent de plus en plus en équipe, en collectif, en mode projet. Si l'expertise technique reste précieuse, elle n'est utile qu'à celui qui est apte à collaborer avec les autres. Les autistes ne trouvent plus leur place, fussent-ils X ou HEC. Place à l'écoute et à l'attention, à l'empathie, à l'envie et à la volonté d'aller vers l'autre, de coopérer avec lui.

   La même exigence se retrouve, et se retrouvera plus encore demain, pour les relations de l'entreprise avec ses parties prenantes - ses clients, ses fournisseurs, ses partenaires, son environnement. Dans un monde où les frontières des entreprises ne cessent de se déplacer, leur interpénétration se généralise. Cette interface de plus en plus large se concrétise par des relations individuelles et donc la capacité des salariés à les établir et à les fortifier. Quand la production devient de plus en plus souvent une coproduction avec le client, il devient vital de bien s'entendre avec lui. L'économie collaborative va pousser à aller encore plus loin. Chez BlaBlaCar, pionnier du covoiturage, les transportés notent leur transporteur, mais la notation se fait aussi dans l'autre sens. Ce qui en jeu ici n'est pas tant l'aptitude à la conduite ou à l'intellect que la qualité de la relation qui s'établit entre les uns et les autres. Signe des temps: une jeune activiste britannique, Belinda Parmar, calcule un «indice d'empathie» pour 160 grands groupes mondiaux.
     La montée des cœurs dans la production va chambouler l'entreprise et la société. On en donnera deux exemples. D'abord, l'embauche.
 - La puissance des bras est visible à l'œil nu.
-  La puissance du cerveau est labellisée par des parchemins scolaires.
-  La puissance du cœur, la capacité à travailler ensemble, à établir la confiance au-delà  d'une simple transaction sont plus difficiles à détecter, à justifier aussi.
    Certains DRH partent à la recherche d'indices dans les CV ailleurs qu'à la rubrique «formation». Des chercheurs ont montré que les étudiants ayant une forte implication associative, dans l'humanitaire par exemple, sont ceux qui montrent la meilleure aptitude à coopérer (dans un test classique en économie expérimentale, un «public good games»). Ils montrent aussi que les recruteurs savent interpréter ce genre de signal dans les CV. 

Une faculté plus développée chez les femmes.

     Cette montée de nouvelles compétences va aussi bousculer la société. Les révolutions industrielles du XVIIe et du XIXe siècle ont chamboulé la production physique. Elles ont accru la puissance des bras, et, à terme, la rémunération de ceux qui s'en servaient pour produire. Les inégalités ont diminué. D'immenses classes moyennes sont apparues. Au contraire, les technologies de l'information accroissent la puissance des cerveaux, et donc les revenus de ceux qui s'en servent. Elles accroissent donc les inégalités et écrasent les classes moyennes. Mais la répartition de ceux qui ont un cœur, ou plutôt de ceux qui savent s'en servir dans leurs activités, est très différente de celle de la force physique ou intellectuelle. L'économiste Marie-Claire Villeval, du laboratoire Gate de l'université Lyon-II, a montré par exemple dans plusieurs recherches que les femmes préfèrent la coopération dans leur travail alors que les hommes privilégient le modèle peut-être bientôt obsolète de la compétition. Non seulement la femme sera peut-être l'avenir de l'homme, mais elle pourrait aussi incarner le futur de l'économie. »


Bonne maintenance
Olivier

15/10/2017

Psychologie sociale en robotique...


Un article intéressant dans « L’Usine Nouvelle » sur l’influence des robots sur la psychologie des opérateurs : "Mon pote ce robot", où des salariés racontent l’impact du robot sur leur environnement.

« Le cluster en robotique Proxinnov a présenté, au salon Sepem Industries à Angers, les résultats d’une enquête sociologique sur la robotique et la qualité de vie au travail. Les confidences des salariés interrogés, des surnoms donnés aux machines aux conséquences sur la dureté de leurs tâches, permettent de mieux saisir les ressorts d’une implantation réussie

La psychologie sociale : compétence clé de l’industrie du futur.

Un robot n’est pas qu’une technologie, c’est aussi un perturbateur de l’environnement humain. Pour la première fois en France, une enquête sociologique révèle des retours d’expériences sur des implantations de robots en PME sous l’angle de leur impact sur la qualité de vie au travail des salariés. Initiée par Proxinnov, plate-forme d’innovation dédiée à la robotique de la région Pays-de-la-Loire, avec le concours de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT).

 Les surnoms parfois donnés par les salariés à la machine sont révélateurs de la relation qu’ils ont nouée avec elle et montrent une intégration vécue plus ou moins positivement. "On l’a baptisé car il participe complètement à la vie de l’entreprise. C’est moins rébarbatif que ‘robot’", raconte un responsable de planification interrogé. "Mon robot s’appelle Manu, parce que Manu c’est moi en fait", confie de son côté un conducteur de robot. Pour un autre, c’est "mon pote". Ailleurs, "speed connector".

Retrouver de l’échange avec les îlots robotisés

D’autres surnoms dénotent un rapport plus complexe à la machine. "Parfois le robot a le nom du salarié parti à la retraite qu’il remplace", rapporte la sociologue Emilie Coutant, du cabinet Tendances Sociales, qui fait partie des trois enquêteurs qui ont au total interrogé les salariés et dirigeants de six PME et quatre intégrateurs de différents secteurs. Et de citer également un robot appelé Wilson, en référence au film Seul au monde avec Tom Hanks, par un opérateur qui se sent seul face à lui.


A l’inverse, certains salariés estiment être "plus en contact des collègues", avoir "plus de dialogue depuis l’arrivée du robot". "Un aménagement en îlots robotisés permet parfois de retrouver de l’échange et de la convivialité par rapport au moment où le travail se faisait autour d’une ligne de production linéaire", souligne Emilie Coutant. Cette enquête, qui porte en majorité sur des projets de robotique industrielle et sur deux cas de robotique collaborative, montre d’ailleurs qu’il est préférable d’avoir plusieurs opérateurs formés à l’utilisation du robot afin qu’ils puissent tourner et échanger.

Des facteurs clé pour une implantation réussie

"C’est dans l’air du temps, l’ère du changement", "cela permet de lever des nouveaux marché et de créer de nouveaux emplois", "l’image de l’entreprise se modernise, ça nous donne l’impression d’évoluer" : les témoignages – tous anonymes – montrent que les représentations des salariés ne sont pas forcément négatives, loin de là. Même si les appréhensions ont parfois la vie dure. "On n’a pas envie d’être complètement automatisé : on n’a pas envie que des robots remplacent des humains et nous piquent notre boulot. Cette peur existe pour tous", confie ainsi un chargé d’affaires âgé de 27 ans.

Autre leçon : la question clé du timing de la communication du projet. "S’ils en avaient parlé avant, on aurait peut-être eu peur pour notre place. Mais il aurait fallu quand même en parler à un moment donné. Parce que là, du jour au lendemain, ils étaient là, les robots. On s’est adapté, mais bon…", témoigne ainsi un opérateur, conducteur de ligne robotisée.

Par effet de miroir, ces témoignages mettent en exergue les facteurs clé pour une implantation réussie : communication réfléchie en amont du projet, déconstruction du problème, explicitation des objectifs et enjeux du projet de robotique, intégration des salariés dans le processus, organisation de formations en amont et en aval de l’installation notamment. "La formation, c’est capital. C’est bien d’en avoir refait une quelques temps après. Et avec le recul, ce n’est encore pas suffisant, je serai re-demandeur de formation", confie ainsi un responsable d’équipe.

"Le sentiment de performance est perturbé"

Alors que la robotisation est souvent présentée comme un moyen de réduire la pénibilité au travail, les cas rapportés mentionnent bien une réduction des tâches physiquement difficiles mais une augmentation de la charge mentale. "Tu dois surveiller, contrôler en permanence et s’il y a un souci, t’es responsable, même si vous êtes deux, le robot et toi", confie une opératrice. "Faut le gaver, le nourrir de pièces et taper dessus pour que ça rentre parce qu’il est trop précis", témoigne encore un conducteur de ligne robotisée.

"Il y a souvent un côté stimulant et valorisant à avoir des outils nouveaux, mais chez certains opérateurs, cela peut créer une peur de ne pas être à la hauteur", souligne Emilie Coutant. Et d’insister sur un point : "Avec l’introduction d’un robot, on observe que le sentiment de performance, de satisfaction à avoir bien fait son travail est perturbé. Les entreprises doivent engager des discussions avec leurs salariés sur la considération de cette performance dès le lancement du projet."

Quels qu’aient été les témoignages et le degré de réussite de l’implantation, aucun des salariés interrogés n’a dit souhaiter revenir en arrière. Un signe encourageant ».

Comme quoi il est important et nécessaire d’anticiper l’arrivée des robots dans une usine, dans un atelier et d’intégrer le plutôt possible dans le projet les opérateurs eux-mêmes. « l’explication, c’est la motivation ».Bonne maintenance

Olivier